SFR (ba)lance la 3,5G

Publié le par Nicolas Pougnet

Le deuxième opérateur mobile français commercialise des services très haut débit via la technologie HSDPA. Des services d’abord ouverts aux professionnels dans seulement cinq villes. Les offres pour le grand public suivront en juin. SFR démarre la commercialisation des premières offres de téléphonie mobile très haut débit en France. Elles sont basées sur la technologie HSDPA (High Speed Dowlink Packet Access), également surnommée "Super 3G" ou "3,5G". L'opérateur a, lui, préféré l'appellation "3G+" (source Zdnet)
Après le haut-débit, voici le très haut-débit avec un gros débit encore plus énorme!!
Mais pour quoi faire? Regarder une vidéo en très très haut débit sur un écran de 3 pouces, téléphoner en visio à un ami avec un gros débit, écoutez une chanson sur un méga super débit?
En réalité, SFR nous annonce déja la mort de la 3G avec l'arrivée de la 3G+ en attendant la 3G++. Bref beaucoup de bruit pour peu de clients car au delà des chiffres (SFR annonce plus de 1 million clients 3G), très peu d'usage aujourd'hui et il suffit de s'en convaincre en regardant autour de soi. Le haut-débit mobile ne pourra réellement convaincre qu'avec une ergonomie et des services attrayants, bien loin des portails Gallery préformatés.
Et le problème réside dans le manque de passerelles entre le monde mobile et le monde Internet plus ouvert, et formidable vecteur d'initiatives. Au Japon, NTT l'a compris depuis longtemps avec i-mode qui est une vraie extension d'Internet au mobile et dont le contenu vit sur un modèle ouvert. Ce modèle a du mal à percer en dehors du Japon du fait de la relative petite taille des opérateurs qui ont essayé de transposer le modèle (Bouygues, KPN, Base...).
Mais les opérateurs dominants sont trop préocuppés à détenir le contrôle du contenu qui représente 80% de la valeur, plutôt que de penser au bénéfice client. Un simple exemple, SFR communique sur des services Vodafone Live et Orange sur son portail, alors que Internet vit par la diversité des marques et des enseignes qui le composent.
A l'heure où l'on nous rabat les oreilles de convergence, il serait temps de penser à la transportabilité des services du fixe vers le mobile et vice-versa, car le vrai enjeu est de pouvoir continuer à écouter sur son téléphone une musique téléchargée sur son PC ou consulter ses e-mails indépendamments depuis son téléphone ou son ordinateur. On en est loin.
L'autre  barrière principale est le prix prohibitif pour bénéficier de services moins performants qu'en adsl ! Sans compter sur les paiements à l'acte exigés pour pouvoir télécharger une sonnerie qui ne sera pas transposable sur son prochain téléphone.
Bref un vrai cauchemar pour l'utilisateur i-tech qui aimerait bien bénéficier d'une vrai concurrence entre les opérateurs mobiles sur le même principe que les fournisseurs d'accès Internet.
Il est compréhensible que les opérateurs mobiles cherchent encore la bonne formule sur un marché naissant, mais que cela ne se fasse pas uniquement sur une base stratégique mais également selon des considérations marketing éprouvées.
La reco d'un simple consultant? Que les opérateurs se reconcentrent sur leur rôle d'opérateurs de réseaux et qu'ils confient la gestion des services aux fournisseurs de contenus dans un écosystème plus propice à la création et l'innovation.

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Balvenie 05/06/2011 23:19



Ma ligne Free a été victime d'écrasement il y a un mois, Free ne se presse pas pour régler ce problème. Il ne se passe rien, un technicien est passé à plusieurs reprises, constate le
problème et s'en va en disant qu'il ne peut rien faire, qu'il va remonter l'incident à sa hiérarchie...


Je vopus déconseille Free, tant qu'il n'y a pas de problème, tout va bien, mon compte est prèlevé automatiquement tous les mois, mais quand il y a un problème il n'y a plus personne !